Bêlements intimes du mouton noir


   Mes joies anodines, mes rages condensées, mes surprises sommaires, tous ces petits riens semblant anodins. Et, pourtant ils sont des stimuli qui viennent colorer ma journée, alimenter mes émotions plus profondes.

Peut être, sont ils là pour m’éviter de sombrer dans l’ennui ; de tempérament hasardeux, ils surgiraient pour mieux me surprendre au moment même où je glisse lentement dans une apathie ennuyeuse ? Ils me caricaturent parfois, me font trépigner, bouillir ou sursauter d’excitations. Antipode de la sagesse, semble-t-il. Je n’ai pas encore atteint l’âge de la paix intérieure. Pas le moment, trop ardu de vivre sans excès d’effervescence. Certains jours, je suis saturé de sensations telle une éponge regorgeant d’eau sale, médiocrement savonneuse après une vaisselle gargantuesque. Forcément, ça explose, anarchiquement.

Le mouton noir

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