Peu importe les prétextes, l’exil ne dissimule pas entièrement le goût de sa Terre


Extrait de « Seule la mer » un roman atypique entre poésie et narration d’Amos Oz. (édition poche Folio)

"Silhouettes de frênes", octobre 2014, Terrac, FredBargeoN

« Silhouettes de frênes », octobre 2014, Terrac, FredBargeoN

 » Des olives

Car le goût fort de ces olives qui ont longuement mariné dans l’huile avec de l’ail, du sel, du citron, du piment et du laurier,

exhale parfois des effluves du passé : des pierres fendillées, un troupeau,

l’ombre et le son d’un pipeau, un souffle mélodieux venu du fond des âges.

La fraîcheur d’une grotte, une hutte cachée au fond d’une vigne, un abri dans un champ,

une tranche de pain d’orge et de l’eau du puits. C’est de là que tu viens. Tu t’es égaré.

Ici c’est l’exil. Quand ta mort viendra, une main omnisciente se posera sur ton épaule,

viens, il est temps de rentrer à la maison.« 

 

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