Pensée du jour vingt-et-un avril


Porte-mots, Paris 18ème, FredBargeoN

Porte-mots, Paris 18ème, FredBargeoN

« Ah ! Ils savent cancaner, s’indigner, dénoncer les abcès du monde. Ils se délectent de leurs phrases qui accusent les horreurs du quotidien dont ils sont eux-mêmes acteurs ; et s’offusquent de tels comportements. Comportements et attitudes qu’ils adoptent. De prêt. Ou de loin. La distance n’est pas une excuse. Jamais ils ne passent à l’acte. Au quotidien. Pour stopper la course folle de l’inhumanité qu’ils se plaisent à critiquer. Du grand cinéma. Des pleureuses catalanes qui versent des larmes de crocodile en plastique sur la dépouille d’idéaux morts 100 fois. Les actes font plus mal au cul que les mots ; faussement habités ; crachés dans un vaudeville de postillons. Tout juste un picotement dans la gorge. Et parfois un assèchement bref de la bouche. Comme si les mots, seuls, suffisaient à ce que le monde change. De l’esbroufe. Comme si les mots éructés étaient la preuve irréfutable d’un quelconque courage. Esbroufe.« 

Frédéric B.

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