La violence un sursaut de survie ?


Les Hommes sont violents. Et les Hommes aiment regarder la violence. La ressentir, la vivre parfois. En toute conscience. Malgré eux. Hypnotisés. Des résidus d’animalité. L’instinct de survie est une puissante énergie capable de mettre l’humain dans des états féroces. Pulsion irraisonnée. L’Homme ne peut s’empêcher d’attaquer quand son intégrité physique ou psychique est menacée. Ou qu’il la croit en danger. Souvenirs enfouis de vastes plaines sauvages. L’Homme n’était alors qu’un maillon de la cruelle chaîne alimentaire. Rien de plus. Il pouvait se faire croquer à tout instant. Cru. En toute souffrance. En cueillette, en chasse ou dans son sommeil. Survivre. S’éveiller à l’aube. Ouvrir ses yeux et tâter son corps. Transit de froid l’Homme était en vie. Encore un matin. Les quelques heures de sommeil agitées n’ont pas métamorphosé la réalité d’un monde où le danger était incessant. Chercher à manger. Manger l’autre avant qu’il ne vous mange. Surveiller son habitat. Le protéger des agresseurs. Dans le pire des cas fuir. Loin. Rapidement. Survie. Plus fort que soi à décréter que la « douillette » grotte serait à lui. Déguerpir avant d’être empalé ou englouti. Nos ancêtres ne pouvaient qu’être assaillis de comportements violents. Conditions de vie extrêmes. La Nature n’est pas une sentimentale allégorie d’un paradis perdu. La Nature est brutale. De la barbarie nimbée de beautés hypnotiques. La Nature n’est certainement pas magique. Il n’y a que les Hommes cajolés par leur confort moderne, technologique pour revendiquer une nature féerique. Par contre, la fragilité réside dans le déséquilibre des chaînes alimentaires. Faunes, flores. Terrestres. Aquatiques. Et l’Homme. Là, un sérieux problème apparaît. Les Hommes et leur puissant cerveau n’ont cessé d’inventer pour passer de l’état de survie à l’état de vie. Challenge hautement sportif. Siècle après siècle, les conditions de vie sont devenues confortables puis opulentes. De moins en moins d’efforts à consacrer aux besoins élémentaires. La vitalité d’esprit a pu se concentrer sur la pensée créatrice, philosophique. Paradoxalement, cette légitime quête est le commencement des ennuis. Dans tous les sens du terme. Oisiveté. Instabilité. Et la chaîne alimentaire d’être attaquée par des carences dramatiques.
Les Hommes sont nombreux. Les zones surpeuplées défient les zones désertiques. Ces dernières sont soit surexploitées pour leurs richesses intrinsèques soit abandonnées car bien trop invivables. 6 milliards d’Hommes mangent. Beaucoup. Pas tous. Par endroit on jette par inadvertance. Ailleurs, on recherche la pitance quotidienne. Un peu comme nos ancêtres. Pas tous logés à la même abondance. La chaîne alimentaire s’est déplacée. L’Homme ayant prouvé qu’il était capable, par ses inventions, d’écraser la totalité de ses prédateurs, s’attaque, à présent, à lui même. Aucune thérapie possible. Les religions et leurs dogmes n’ont pas non plus, bien au contraire, tari la vanne de l’instinct de survie. C’est un puits sans fond. Le coeur de l’Homme est comme une nappe phréatique puisant sa violence dans cet instinct qui le sauve parfois, le conduit à des actes inconsidérés souvent. Et l’Amour dans tout ça ? Une seconde influence de l’instinct de survie ?

Le mouton noir

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